TANZANIE, 5 semaines, 3 ONG, une vague d'énergie positive.

20 octobre 2023

Cinq semaines à se lever tous les matins à 5 heures pour faire des prises de vue ; six heures passées dans le 4x4, entre poussière et chaleur, puis une nouvelle séance le soir. Plus tard dans la soirée, trier les photos avant d’aller se coucher, puis se lever pour tout recommencer. Mais nous sommes de retour, nous avons les photos et il s’est passé beaucoup de choses.

Je reviendrai plus tard sur les motivations et la réalisation de ces images ; aujourd’hui, je me contente de vous donner un peu de contexte et de vous présenter quelques images pour vous mettre en appétit.

Le contexte : la réalisation d'images pour trois ONG :

Honeyguide, Kopelion, Mwambao

Ces trois ONG aident les communautés autochtones à jouer un rôle de premier plan dans la protection de l'environnement et de la faune sauvage.

Plutôt que d'agir comme de grandes organisations qui dicteraient aux populations locales ce dont elles ont besoin, ces associations s'efforcent de rendre les communautés autonomes et solidaires dans la défense de leur environnement.

Pour cela, ils doivent trouver une source de motivation et de satisfaction dans la protection de la faune sauvage, et c'est là que l'aide entre en jeu.

L'une des solutions peut être l'accès au microcrédit. C'est le cas à Mwambao, à Zanzibar, où les pêcheurs ont la possibilité de créer de petites entreprises afin de diversifier leurs activités (la surpêche est un problème majeur et les écosystèmes ont du mal à se régénérer). Mais ils replantent également des mangroves, créent des zones de régénération des coraux...

Pour Kopelion, je me suis rendu dans des écoles afin de montrer l'aide dont bénéficient les villages lorsqu'ils « gardent » un lion sur leur territoire : des repas pour les écoliers, des bancs ornés de l'effigie du lion pour les salles de classe, des bœufs achetés pour la reproduction...

Parfois, comme dans le cas du guide-miel, il s'agit d'un travail de fond mené dans les WMA (zones de gestion de la faune sauvage), des zones semi-protégées où cohabitent bétail, hommes et animaux sauvages. La forêt, immense, menacée, représente un défi de taille pour les décennies à venir.

Je devais montrer comment cette cohabitation fonctionne : le bétail, les Massaï, les gardes forestiers, la faune sauvage…

Pour que tout le monde soit sur la même longueur d'onde, nous avons passé des heures à repérer où se trouvaient les troupeaux de bovins, en espérant qu'ils se dirigeraient vers les girafes ou les zèbres qui se trouvaient à proximité.

Ce n'est pas facile… surtout quand la lumière « tombe » très vite : en 15 minutes, on passe d'une lumière parfaite à la nuit noire.

Finalement, nous avons constaté que le meilleur sujet était le zèbre : pas trop timide, un peu curieux, habitué à vivre tout près des humains et du bétail, il se laissait photographier avec élégance.

Cinq semaines pour rechercher des images emblématiques illustrant la vie pastorale et la faune sauvage, ou les conflits entre la faune sauvage et la civilisation. La forêt, les pêcheurs, l'éducation, la vie pastorale,...

Mais surtout, jouer avec la lumière, découvrir ces contrées reculées, rencontrer tous ces gens qui travaillent dans l'ombre pour faire avancer les projets… C'était tout simplement génial !!!

Matériel utilisé :

Canon R5

Objectifs Canon de la série L : (tous avec une ouverture de f/2,8) 15-35, 24-70, 70-200 + multiplicateur 1,4

Drone : Mavic 2 Pro