Cette année, j’ai passé beaucoup de temps à illustrer l’immensité des forêts du sud de la Tanzanie. Trois nouvelles WMA (zones de gestion de la faune sauvage) ont été créées dans le sud, et j’ai même pu assister à l’inauguration d’un poste de garde forestier en compagnie de représentants du gouvernement. Contrairement au nord, plutôt plat, où les WMA tirent principalement leurs revenus du tourisme et de l’observation de la faune, le sud de la Tanzanie est densément boisé, ce qui rend difficile l’observation de la faune sauvage. Les ressources des WMA proviennent donc du carbone. Tout est mis en œuvre pour préserver ces immenses zones forestières, et les populations locales, par l’intermédiaire des WMA, reçoivent une aide pour contribuer à la protection des forêts. Ma mission consistait donc à illustrer le travail des gardes forestiers dans ces zones protégées, ainsi que leur interaction avec les populations locales, qui sont la clé du succès. La collaboration était le thème principal de ces images.
Les gardes forestiers sont présents, bienveillants, ils punissent parfois, mais c’est assez rare ; les images ont été prises sans armes à feu (ils en portent parfois pour leur propre sécurité) et ils participent à la vie du village. Au cours de ces reportages, j’ai pu utiliser le nouveau Canon EOS R5 M2 que Canon m’a prêté pour l’occasion, avec un 200-800 mm très pratique et incroyable, dont je parlerai plus en détail dans la prochaine newsletter.