A propos des portraits

January 26, 2024

English version and pictures below

J’ai découvert que je prenais beaucoup de plaisir à réaliser des portraits.

Et ça m’a intriguée …

Normalement je préfère la nature sauvage,  le geste sportif , mais les portraits prennent une place de plus en plus importante dans mon travail.

Je crois que c’est le mystère, et l’envie d’aller voir derrière le miroir, de suivre le lapin blanc...Comme pour les paysages, les portraits lissés ne m’intéressent pas.

Il faut qu’ils piquent, qu’ils aiguisent la curiosité qu’ils n’enferment personne dans un rôle, mais qu’ils ouvrent le champ des interprétations possibles.

Lors d’une séance de portrait, on cherche ce qu’il y a derrière le masque, à apprivoiser l’univers intérieur des êtres, et on ne peut pas le faire si on ne les aime pas.

On cherche la flamme qui les anime, ou la poésie qui les transporte.

On cherche aussi la profondeur, le non-dit, l’originalité, l’impertinence, la légèreté ou la révolte, ce qui fait que chaque regard est unique.

Et parfois le sujet photographié nous interroge, son regard nous transperce et semble demander « et toi, qui es-tu » ? Alors les rôles s’inversent et l’émotion est vertigineuse. C’est une impression que je ressens souvent, quand je suis derrière l’objectif

Techniquement, j’utilise principalement le noir et blanc, et une focale de 50 à 70 mm, parfois un 100 mm macro 2.8 si je veux vraiment aller dans la zone de très faible profondeur de champ et me rapprocher très près, sur le détail d’un œil ou d’une ride.

Et mon fidèle compagnon le canon R5

Selon l’environnement, je regarde la lumière et j’ajoute parfois un réflecteur ou un panneau de leds si je désire rééclairer une partie de l’image.Mais c’est assez rare.

Je préfère faire bouger le sujet jusqu‘à ce que la lumière sur son visage me semble proche de ce que je veux

Dernièrement, j’ai pu réaliser une série de portraits pour l’office de tourisme de Samoens,

Un désir de communiquer sur l’humain , sur tous ceux qui incarnent  l’âme de ce village .

I discovered that I really enjoyed taking portraits.  And that intrigued me...
Normally, I prefer the wilderness, the sporting move, but portraits are becoming an increasingly important part of my work.


I think it's the mystery, and the desire to look behind the mirror, to follow the white rabbit...
As with landscapes, I'm not interested in smooth portraits.   They need to pique the curiosity of the viewer, not lock someone into a role, but open up the field of possible interpretations.


During a portrait session, I'm looking for what's behind the mask, to tame the inner world of people, and you can't do that if you don't love them.  I look for the flame that animates them, or the poetry that transports them.  I also look for the depth, the unspoken, the originality, the impertinence, the lightness or the rebellion, which makes each view unique.

And sometimes the subject of the photograph questions me, his or her gaze piercing me and seeming to ask "and you, who are you"?  Then the roles are reversed, and the emotion is dizzying. It's a feeling I often get when I'm behind the lens.
Technically, I mainly use black and white, and a focal length of 50 to 70 mm, sometimes a 100 mm macro 2.8 if I really want to go into the very shallow depth-of-field zone and get very close, on the detail of an eye or a wrinkle. And my faithful companion, the R5 Canon.

Depending on the environment, I look at the light and sometimes add a reflector or an LED panel if I want to relight part of the image.  But this is quite rare. I prefer to move the subject around until the light on his or her face seems close to what I want.

Recently, I was able to produce a series of portraits for the Samoens tourist office a desire to communicate about those who embody the soul of this village.